Neuralink, la première puce cérébrale chez l’humain

1, Juil, 2024 | Actualités, Informations

Neuralink, la start-up d’Elon Musk, est à nouveau sous les feux des projecteurs après la révélation de dysfonctionnements majeurs de sa puce cérébrale, suite à l’implantation chez Noland Arbaugh, un tétraplégique de 29 ans. Cependant, celui-ci a rapidement rencontré des complications techniques.

Des problèmes connus mais minimisés

Depuis plusieurs années, Neuralink était au courant des problèmes de rétractation des fils de sa technologie. Une enquête de Reuters (une agence de presse fondée en 1851 à Londres) révèle que la société avait observé ce problème lors de tests sur des animaux, mais avait jugé le risque suffisamment faible pour poursuivre le développement. Malheureusement, ce dysfonctionnement s’est répété chez Noland Arbaugh, qui a reçu l’implant en janvier. En mars, Neuralink publiait une vidéo montrant Arbaugh jouant aux échecs en ligne par la pensée, sans mentionner de soucis. Cependant, après les révélations du Wall Street Journal, la start-up a admis que plusieurs fils s’étaient rétractés, réduisant le nombre d’électrodes fonctionnelles et affectant la capacité de contrôle du curseur par Arbaugh.

Des ajustements techniques pour remédier aux dysfonctionnements

Neuralink a rapidement réagi en modifiant l’algorithme d’enregistrement pour qu’il soit plus sensible aux signaux neuronaux. Cette amélioration permet une meilleure traduction des signaux en mouvements du curseur et perfectionne l’interface utilisateur. De plus, selon le Wall Street Journal, Neuralink envisage de loger certains fils plus profondément dans le cerveau afin de minimiser les risques de rétractation et de dysfonctionnement. La société affirme que les capacités de contrôle de l’implant ont désormais dépassé les performances initiales.

Un changement de vie malgré les défis

Malgré ces défis, Arbaugh ne regrette pas d’avoir participé à cette expérimentation. En mars, il exprimait son enthousiasme : “C’est tellement cool. Il y a encore beaucoup de choses à faire, mais cela a déjà changé ma vie”. Utilisant maintenant l’implant près de 70 heures par semaine, il partage son temps entre les tests cliniques et des activités personnelles telles que les jeux vidéo et les cours de langues étrangères. “Je n’ai pas été capable de faire ces choses pendant 8 ans et maintenant je ne sais même pas par où commencer”, confie-t-il.

Les ambitions et les enjeux de Neuralink

L’implant, de la taille d’une pièce de monnaie, avait déjà été testé sur un macaque, qui avait réussi à jouer à un jeu vidéo sans manette ni clavier. Elon Musk ambitionne de proposer cet implant au grand public pour améliorer la communication avec les ordinateurs et contenir le “risque pour notre civilisation” que représente l’intelligence artificielle.

La FDA donne le feu vert pour un second implant

En mai 2023, malgré la connaissance des problèmes de rétractation des fils observés sur les animaux, Neuralink a obtenu l’approbation de la FDA pour ses essais cliniques. Le 20 mai 2024, la FDA a donné une nouvelle fois son autorisation pour implanter une seconde personne après que l’entreprise ait proposé des solutions pour corriger ces problèmes. Les prochains mois seront cruciaux pour Neuralink, qui doit démontrer que ses ajustements techniques permettent de surmonter ces défis tout en garantissant la sécurité et l’efficacité de ses implants pour les patients humains.

Conclusion

Neuralink se trouve à un carrefour critique de son développement technologique. Si les ajustements apportés s’avèrent efficaces, cette avancée pourrait marquer un tournant majeur dans l’interaction homme-machine. Noland Arbaugh, malgré les défis rencontrés, incarne l’espoir et le potentiel que cette technologie peut offrir à des millions de personnes à travers le monde.

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